San Cristofalu
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L'objectif de l'association "San Cristofalu" a été de réaménager un vieux sentier afin de permettre aux visiteurs la découverte du patrimoine naturel culturel et historique du village d'Erbajolo. Ce parcours de 6 km qu'on peut accomplir en 3 heures. Le point le plus haut se situe à 700 m et ce sentier pleut être considéré comme une promenade familiale très attractive par les découvertes qu'on peut y faire.
Le départ peut se faire du cœur du village sur la place de l'Église paroissiale du XVIe siècle . Ou bien du point culminant, de la chapelle "San Antone" (Saint Antoine) devant la "Piazza di San Cristofalu" (Place Saint Christophe) : On rejoint ensuite Foce d'où on découvre une très belle vue sur les villages d'Altiani et de Focicchia et le Monte Cardo, le Monte d'Oro et le Renoso, pour poursuivre au lieu-dit "a Funtana Secca" ou "a Petra à u moru" pour rejoindre ensuite "Cherchiglioni", haut lieu des cultures des potagers. "E Padule" s'offre ensuite à vous, puis "U Fornu" (le four) qui était jadis le seul lieu où l'on cuisait le pain, lieu considéré comme un endroit de partage et de convivialité par les habitants. On arrive ensuite à la "Capella di San Ghiseppu" (chapelle Saint Joseph) construite au XVè siècle puis on franchit l'ancien village de Casella, abandonné de puis 1945 après un terrible incendie pour rejoindre la "Capella di San Martinu" (chapelle Saint Martin), du XVe siècle classée monument historique et pour finir à "U Lavatoghju", le lavoir l'un des symboles communautaire.

 

Saint Christophe - Le porteur du Christ - L'un des saints les plus populaires, traditionnellement invoqué pour la protection des voyageurs.
 Le martyre de Christophe eut lieu en Lycie, en Asie Mineure, durant les persécutions de Decius. C'est le seul fait que l'on connaisse vraiment à son propos. Les légendes associées à son nom et développées au cours du Moyen Âge, par exemple dans là Légende dorée, sont fondées essentiellement sur le nom du saint, qui signifie " porteur du Christ ".

Martyr, son culte est attesté dès le 5ème siècle, en Bithynie, où une basilique lui fut dédiée. Son nom qui signifie "porte-Christ" l'a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport. Une belle légende le fait passeur d'un enfant au bord d'un torrent furieux, d'un enfant devenu si lourd que Christophe découvrit qu'il s'agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.

 

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http://www.visorando.com/randonnee-le-sentier-patrimonial-d-erbajolo/
http://balado.planet.fr/idee-balade/corse/haute-corse/sentier-d-erbajolo/idb/8644 

 

Description de la randonnée

Les chemins d’Erbajolo

Le départ: c’est sur la place de l’église, que nous vous invitons fortement à visiter que se trouve le départ du sentier. Les marquages oranges, vous permettront de ne pas vous égarer. En tournant le dos à l’église, vous verrez sur votre gauche, une pente, prenez la, elle vous mènera à la première étape du parcours; le lavoir.

lavoiravant2014.jpg (51090 octets)lavoirapres2014.jpg (150929 octets)Le lavoir: cela fait bien longtemps que les gens du village ne se servent plus de ce lavoir: vive la machine à laver le linge. Par contre, il y a une vingtaine d’année, les enfants de l’époque, pouvaient s’y baigner pendant les périodes chaudes de l’été; C’était la piscine communale!. Un détail qui vous fera sûrement sourire: le lavoir appartient à la commune mais pas le terrain sur lequel il est situé.
Continuez ensuite votre chemin en prenant sur la droite, la pente est raide, c’est normal vous arrivez au fond du village. Le départ du sentier est juste là sur la droite de la route, avant la maison, emprunter les marches en béton.
Bonne marche…

La descente vers la chapelle St Martin: sur cette partie du sentier, le soleil n’arrive que vers la fin de la journée. Il y fait donc assez frais. Vous pouvez constater qu’ici, le houx n’est pas une espèce en voie de disparition, bien au contraire. Certains de ces arbustes sont aussi gros que les petits chênes qui bordent le sentier. Le ravin sur votre gauche, cache derrière son épais manteau de ronces, le tout-à-l’égout du village, ne vous étonnez donc pas de l’odeur…
Après quelques dizaines de mètres, vous emprunterez un morceau de la piste qu’utilisent les 4x4. Continuer votre descente et dans le virage suivant, quittez la piste pour récupérer le sentier. Un panneau peint en orange est là pour vous aiguiller dans votre choix. Attention, un peu plus bas vous traverserez les égouts: essayez de ne pas mettre les pieds dedans !!! Rassurez-vous, c’est la première et la dernière fois que vous aurez à le faire.
Vous êtes maintenant sur une partie du chemin assez agréable. Il n’y fait pas trop chaud car les arbres abritent votre progression. Regardez devant vous, la voilà !!!
C’est la chapelle St Martin, datant du XIe siècle et classée monument historique depuis 1926, peut être car un erbajolais, travaillait pour les monuments nationaux, diront les mauvaises langues.
Traversez la route et allez contempler ce splendide édifice.

La chapelle St Martin: cette Chapelle romane est en assez bon état, vous pouvez admirer son toit en lauze et ses pierres monumentales, on peut se demander comment à cette époque on a réussi à les transporter jusque là. La clé est disponible à la mairie du village, pensez à la demander si vous voulez y entrer, sinon il faudra vous contenter de l’extérieur. L’abside, comme dans la plupart des églises est tournée vers l’est, un bon moyen pour se repérer et éviter de se perdre dans le maquis.
Au dessus, sur le côté gauche du toit se trouve le clocher, il n’y a plus de cloche. En effet la légende raconte que pendant les invasions barbaresques du moyen âge, les villageois ont caché leur magnifique cloche en bronze. Les années passèrent et jamais plus on ne déterra la cloche. Bien sûr, aujourd’hui, plus personne ne sait où elle se trouve…
Vous avez sûrement remarqué les différents tombeaux qui entourent la chapelle. De nos jours, la plupart des gens se font enterrer dans le cimetière communal que vous aurez l’occasion de longer à la fin du parcours. Il arrive cependant que certaines personnes choisissent cet endroit pour dernière demeure. Vous pourrez le constater en regardant les dates sur les tombes.
Si vous avez un peu de temps, passez sur la droite de l’église. Cette partie n’est pas bien connue car le sentier ne la traverse pas. Il y a toutefois ici, les restes de ce qui devait être un ancien cimetière. Vous pourrez, en cherchant un peu, découvrir d’anciennes tombes, elles sont toutes délimitées par deux pierres, une petite et une plus grande, qui sortent du sol et qui peuvent vous faire chuter si vous n’y faites pas attention. La grande est plantée au niveau de la tête du corps, la petite quant à elle se situe au niveau des pieds. On peut en conclure, après avoir étudié ces différentes tombes, que les habitants de cette région n’étaient pas très grands.

En continuant vers Casella: vous allez maintenant emprunter une partie plus rocailleuse du sentier. Les pierres qui bordent le chemin, sont assez impressionnantes. Cette partie de la forêt est constituée en grande partie de chênes, il y a des chênes verts, “a leccia“, et des chênes blancs, “u quarciu“. Ces arbres, sont utilisés comme bois de chauffage, vous pouvez voir, sur votre droite, « une coupe » avec une piste pour sortir le bois à l’aide d’un 4x4.
Après une minute de marche, n’oubliez pas de prendre à droite. Vous avez sur votre gauche une ancienne vigne, c’est une des dernières à avoir été cultivée. Le chemin plonge ensuite vers le village de Casella. Vous traversez un petit ruisseau, rassurez- vous, ce ne sont pas les égouts cette fois-ci. Bien qu’aucune récente analyse d’eau ne prouve sa potabilité. Certains villageois la boive et apparemment, ils ne sont pas plus malades que les autres. A vous de faire votre choix…
Vous pouvez admirer l’abreuvoir, taillé dans une espèce de calcaire naturel, déposé par l’eau du ruisseau. L’endroit où vous êtes est très agréable, grâce à l’ombre faite par les figuiers. N’hésitez pas à manger les figues si il y en a, cela vous permettra de vous reposer, profitez-en!!!
Juste après le ruisseau, en levant la tête, vous apercevrez une croix en fer. Souvent les entrées des villages sont parées de croix, sûrement pour protéger les habitants des dangers surnaturels. Vous pourrez remarquer dans le village d’Erbajolo qu’il y a trois croix, une sur chacune des routes qui y arrive.
Une fois que vous aurez dépassé la croix, vous serez enfin dans le village de Casella.

Le village de Casella: les ruines de l’ancien village, se dressent devant vous. Ce village a brûlé en 1945 et seule l’église a été épargnée par l’incendie. Peut être faut-il y voir un acte divin, ou alors peut être, était-ce tout simplement parce que les alentours n'avaient pas été nettoyés.
Plus bas dans la vallée se trouve deux autres anciens villages : Poggio et Cherbinaghjola. Le chemin ne vous y mènera pas, pour l’instant en tout cas. On pense que les habitants de la région sont montés successivement d’un village à l’autre, pour fuir les invasions des barbares, pour trouver des terres plus propices à la culture, pour se rapprocher des routes existantes…, les hypothèses ne manquent pas.
Le village de Casella compte une dizaine de maisons, mais aucune trace administrative ne permet de connaître les variations de sa population. Il y a quelques années les habitants d’Erbajolo y descendaient encore pour la St Joseph. Le curé disait une messe et les gens mangeaient sur la belle place, à l’ombre de ce gigantesque olivier.
De temps en temps les jeunes du village descendent encore pour passer un bon moment, la tradition veut qu’ils sonnent la cloche en tirant sur la corde. Évitez toutefois de le faire car l’église ne tient pas très bien et quelques pierres pourraient tomber.
Une fois que vous aurez dépassé l’église, vous pourrez vous attarder sur une étrange gravure. Regardez la première maison à votre gauche, c’est une des rares de Casella à posséder un linteau en pierre. La plupart des autres sont en bois. Si vous vous approchez de près, sur la face de ce linteau dirigée vers l’église, vous apercevrez une croix Cathare. C’est assez bizarre car les Cathares, d’après les historiens, ne sont jamais venus en Corse. Par contre les Giovannali, une secte du moyen age, étaient assez proche de leur philosophie. Peut-être y a-t-il un lien entre Casella et les Giovannali. Ce fronton de porte peut aussi avoir été récupéré ailleurs et transporté jusqu’ici pour être réutilisé.
Continuez votre chemin en suivant les marquages oranges, vous arrivez au four, « u fornu ». Ici les femmes faisaient cuire le pain et les tourtes, c’était un lieu très chaleureux, où les gens aimaient se retrouver pour discuter.
Prenez le temps de visiter le village, bien qu’il soit en ruine, il y a tout de même de jolis endroits à découvrir.
A partir du four, vous allez traverser le champ devant vous pour vous diriger vers la sortie du village. Vous repasser le ruisseau, l’eau d’ici est la même que celle du dessus, et comme pour celle d’en haut, aucun test de potabilité n’a été réalisé. Vous allez suivre maintenant une partie de la piste pour les 4x4, mais c’est assez rare d’en croiser.

La piste en direction du « Padule »: l’ancien chemin se trouve en fait à quelques mètres au dessus de vous. Vous pouvez, de temps en temps, apercevoir les murs qui le bordaient. La piste que vous suivez est, pour l’instant, assez calme car aucun 4x4 ne peut y descendre. En effet, elle s’est effondrée et seuls les randonneurs peuvent l’emprunter.
Après quelques dizaines de mètres, sur votre gauche, vous pourrez voir la vigne des Casella, c’est le nom des propriétaires. Il y a bien longtemps, qu’elle n’est plus cultivée mais on peut encore imaginer ce qu’était cet endroit; des pieds de vignes bien alignés, la cabane avec son pressoir, les fûts en chêne, les ânes pour remonter le vin au village…
Si vous êtes partis assez tôt le matin, cette partie du chemin est encore à l’ombre, sinon vous allez souffrir car la végétation n’est pas assez importante pour vous protéger des rayons du soleil. Hydratez-vous bien, vous en avez à peu prés pour 20 minutes avant d’arriver sous les pins.
Au fait, on ne vous a pas tout dit, vous allez retraverser les égouts, mais ici l’odeur est moins incommodante.

U Padule: sur cette partie de la commune d’Erbajolo, les chênes sont moins nombreux et laissent la place à de grands pins, ce ne sont pas des pins « Lariccio » comme dans la forêt de Vizzavona, ce sont des pins «continentaux », grâce à eux le sentier est abrité et vous pouvez en profiter pour vous rafraîchir. La route qui part vers votre gauche retourne à Casella, elle arrive en dessous du village. Vous pouvez la suivre si le cœur vous en dit.
Le chemin quant à lui, suit la route de droite. Suivez les marques oranges qui vous emmènent sur la droite de la route, cette partie du chemin est à l’ombre, profitez-en !

En allant à Cherchiglioni: montez sous les pins en suivant le sentier. Vous longez un petit muret qui délimite le terrain à votre droite, la plupart des limites des terrains étaient, à l’époque, indiquées par des murs en pierres, ou alors par des ruisseaux, ou encore par des arbres.
La route tourne à droite un peu plus haut, puis elle redescend pour vous emmener à Cherchiglioni.

Cherchiglioni: vous vous trouvez ici dans un ancien jardin. Son propriétaire descendait d’Erbajolo deux à trois fois par semaine pour s’occuper de ses plantations.
Il y a un assez grand bassin qui permettait d’arroser les légumes, les différentes terrasses étaient toutes plantées, il y avait des tomates, des courgettes, des pommes de terre, des oignons, des poireaux, toutes sortes de légumes…
Il fallait ensuite les remonter au village. Ils n’empruntaient pas le même chemin que vous, car ils n’étaient pas là pour se promener. Le leur était plus direct, mais cela ne devait pas être de tout repos de toute façon.
Pendant la guerre de 39-45, les habitants du village se sont nourris en grande partie de topinambours. Ils en sont toujours écœurés, c’est pour cela que vous n’en trouverez pas dans les différents jardins que vous pourrez rencontrer sur votre route.
Arrêtez-vous quelques instants pour regarder le « pagliaghju », c’est la maisonnette, on peut se demander si c’est le lierre qui tient la maison ou si c’est la maison qui tient le lierre. Il est maintenant à l’abandon et il n’est pas rare de se trouver nez à nez avec un énorme cochon lorsque l’on essaie de le visiter…

En avant vers «a pedra a u moru»: remontez au dessus de la maisonnette afin de reprendre le sentier. Après quelques minutes de marche, vous arriverez à un portail, n’hésitez pas à le franchir mais n’oubliez pas de le refermer, merci. Vous traversez à présent un terrain assez propre car il a été nettoyé par le berger pour que ses chèvres et ses brebis paissent en paix.
De l’autre côté de ce terrain se trouve un nouveau portail, mêmes consignes que pour le précédent.
Vous vous trouvez à quelques mètres de la fameuse «pedra a u moru».

«a pedra a u moru»: l’inscription sur cette pierre représente une croix entourée de plusieurs points, il paraîtrait que, vers l’an mille, lors d’une terrible bataille dont les corses sortirent vainqueurs, un grand chef de guerre barbare, un maure, fut décapité, et que sa tête fut installée sur une lance et promenée ensuite comme trophée dans toute la Corse. Le corps sans tête, fut enterré, d’après cette légende, sous la pierre que voici. Il serait facile, pour vérifier l’exactitude de l’histoire, de creuser sous cette pierre, mais le problème c’est que, au cours des siècles, la pierre a sûrement était déplacée, ne serait-ce que pour faire passer la piste que vous allez rejoindre afin de poursuivre votre périple à travers le territoire de la commune d’Erbajolo.

Le retour au village: En arrivant sur la piste, avant de repartir, prenez le temps d’admirer les alentours. En face de vous, l’amas de maison au creux de la colline, c’est Corte. En regardant à gauche vous avez les villages de Venaco : St pierre, Riventosa, Poggio, puis un peu plus à gauche Vivario, et ensuite vous pouvez voir le col de Vizzavona.
Pour remonter vers le village d’Erbajolo, tournez le dos au col et avancez le long de la piste. A votre droite se trouve la bergerie, avec ses chèvres et ses brebis. Vous allez suivre la piste pendant quelques centaines de mètres, alors faites attention que le soleil ne vous frappe pas trop fort sur la tête.
Tout en remontant vers Erbajolo, vous pouvez profiter du magnifique panorama qui s’étend devant vous. Suivant la période de l’année, les couleurs de la végétation ne sont pas les mêmes, tantôt tirant sur le vert avec des tâches de rouge, tantôt plutôt marron
Chaque saison est un nouveau tableau. On peut apercevoir de la neige sur les plus hauts sommets, quelques fois même en plein été.
Soyez attentif, vous verrez peut être quelques pigeons sauvages, quelques merles, quelques chèvres ou quelques vaches…
Vous arrivez maintenant à « Foce », c’est là que vous allez quitter la piste pour vous dirigez vers St Christophe, la chapelle qui se trouve en haut du village d’Erbajolo.

Foce: la maisonnette qui se situe à droite de la route servait il y a quelques années à entreposer le foin pour les quelques vaches qui se promenaient sur ce terrain. Ici, il y a bien longtemps les gens battaient le blé, c’est ce que l’on appelle en Corse une «aghja», une aire à blé. Il faut dire que la plus grande partie des terres situées sur le haut des collines, étaient semées de blé. C’est pour cela que l’on trouve différentes aires à blé un peu partout dans le maquis, la plupart du temps, à ces endroits, le vent souffle assez fort.

La fin du sentier: le chemin suit ensuite la ligne de crête, en vous permettant de découvrir l’autre côté de la vallée. Il y a les villages de Focicchia et d’Altiani, la montagne au dessus d’eux, se nomme le «monte Gaggio». Tout au fond dans le creux vous apercevez les champs qui bordent le Tavignano et qui entoure le pont d’Altiani. Derrière vous on trouve les villages de Rospigliani, et d’Antisanti, le relais de télévision d’Antisanti, qui dessert une grande partie de la vallée est sur la dernière crête à gauche en regardant vers le sud.
Erbajolo n’est plus très loin, à gauche , il y a le cimetière communal, franchissez le grand portail, vous êtes arrivés!
Mais attention, il y a encore plein de choses à découvrir dans notre beau village.

La table d’orientation: une poésie du début du 20ème siècle, précisait que depuis le village d’Erbajolo, on pouvait apercevoir cinq cantons.
Vous en avez la preuve sous les yeux.

Description

The paths of Erbajolo

The start: is at the church square: we strongly encourage you to pay it a visit before you set off. The orange markings keep you from losing your way. With your back to the church, you will see a slope on your left leading you to the first stage of the journey; the washhouse.

The washhouse has not been used by the villagers for a long time: long live the washing machine. Conversely, twenty years ago, children used to swim here during hot summers; It was the communal pool! One detail that will surely make you smile: washhouse belongs to the municipality but not the land on which it is located.
Then continue your way by taking the steep path sloping down to the right and you will soon be at the far end of the village. The start of the trail is right there on the right side of the road before the house, take the concrete steps.
Good walk…

The descent to St Martin’s chapel: this part of the trail only gets the sun towards the end of the day. So it makes it fairly cool. You can see that holly is far from being an endangered species here, quite the contrary. Some of these shrubs are as big as the small oaks that line the trail. The ravine on the left behind its thick coat of brambles is the town sewer, so do not be caught off guard by the smell...
After a few meters, you will take a section of the trail used by 4x4. Continue your descent and in the next turn, leave the track to return to the trail. An orange painted panel is there to help you orient yourself once you make your choice. Please note, a little further down you will pass through the sewers: try not to put your feet in it!!! Rest assured, this is the first and last time you'll have to do it.
You are now on a pleasant section of the route. It is not too hot because the trees shelter your progress. Look ahead, here it is!!!
This is St Martin’s chapel, dating from the eleventh century and classed as a historical monument since 1926, may be because an Erbajolo local was working for the National Monuments committee or so say gossips.
Cross the road and take the view of this splendid building.

St Martin’s chapel: Romanesque chapel that is in fairly good condition, you will see its slate roof and monumental stones, one wonders how they managed to transport them there. The key is available at the village hall, remember to ask for it if you want to enter, otherwise you will have to settle for outside. The apse, as in most churches, is turned to the east and is a good way to get your bearings and avoid getting lost in the bushes.
Above, on the roof of the left side is the bell tower, where there is no bell. Indeed, the legend says that during the barbarian invasions of the Middle Ages, the villagers hid their beautiful bronze bell. The years passed by and never again was the bell dug up. Of course, today, no one knows where it is...
You must have noticed the different graves around the chapel. Nowadays, most people are buried in the cemetery you will walk along at the end of the course. Sometimes, however, some people choose this area as their final resting place. You can see from the dates on the graves.
If you have some time, go to the right of the church. This part is not well known because the trail does not cross it. Nevertheless there are the remains of what was to be an ancient cemetery. You can, when looking around, discover ancient tombs, they are all bounded by two stones, one small and one larger, coming out of the ground and can cause you to fall if you are not careful. The large one is planted at the head of the body, and the little one at the feet. It can be concluded, after studying these graves, the people of this region were not very tall.

Continuing towards Casella: you will now take the more rocky part of the trail. The stones that line the way are quite impressive. This part of the forest consists largely of oaks, there are green "leccia” oaks, and white "u quarciu” oaks. These trees are used as firewood, you can see, on your right, a "cut" with a track to exit the woods using a 4x4.
After a minute of walking, remember to turn right. You have on your left an old vineyard that was one of the last to be cultivated. The road then plunges down to the village of Casella. You cross a small stream, rest assured that this is not a sewer this time. Although no recent water analysis proves its potability. Some villagers drink it and they don’t appear to fall ill from it. It’s up to you!
You can admire the trough, carved in a kind of natural limestone deposited by the water in the stream. Where you are is lovely, thanks to the shade from the fig trees. Feel free to eat figs if there are any ripe ones, this will allow you to relax, enjoy!!!
Just after the stream, look up to see an iron cross. Often village entrances are adorned with crosses, probably to protect the inhabitants from supernatural dangers. You will notice that in the village of Erbajolo there are three crosses, one on each of the routes leading to it.
Once you have passed the cross, you will finally be in the village of Casella.

The village of Casella: the ruins of the ancient village, stand in front of you. This village burned down in 1945 and only the church was spared by the fire. Maybe divine intervention, or maybe it simply because the area around it had not been cleaned.
Further down the valley there are two ancient villages: Poggio and Cherbinaghjola. The path does not get you there, for now anyway. It is thought that the locals have climbed successively from one village to another to escape barbarian invasions, to find more suitable land for cultivation, to be closer to existing roads..., hypotheses abound.
The village of Casella has a dozen houses, with no official tracking of its population it is impossible to know exactly how many people are living there. Just a few years ago the people of Erbajolo still headed down there for St Joseph. The priest said Mass and people ate in the beautiful square in the shadow of this gigantic olive tree.
Occasionally the village youth descend again to have a good time, tradition dictates that they ring the bell by pulling the rope. However, do not do this because the church isn’t holding up very well and some stones could fall.
Once you have passed the church, you can linger over a strange engraving. Look at the first house on your left: it is one of the few Casella with a stone lintel. Most others are wooden. If you look closely, you will see a Cathar cross on the front of this lintel, facing the church. It's weird because the Cathars, according to historians, never came in Corsica. In comparison the Giovannali, a sect from the Middle Ages, were close enough to their philosophy. Maybe there is a link between Casella and Giovannali. This door pediment may also have been recovered elsewhere and brought here for reuse.
Continue your route by following the orange markings, you will arrive at "u Fornu” (the oven). Here women were baking bread and pies, it was a very friendly place where people liked to meet to chat.
Take time to visit the village; although it is in ruins it still has nice places to explore.
From the oven, you will cross the field to then head out of the village. You will cross the stream again, the water here is the same as above, and as for the above, no potability test was conducted. You will now follow part of the track for four-wheel drives, but you are fairly unlikely to come across any.

The trail in the direction of "Padule": the old path is actually a few metres above you. You may, from time to time, see the walls that lined it. The track that you follow is, for now, quiet enough as no large vehicles can get down there. It has essentially collapsed and only hikers can use it.
After a few tens of metres, on your left, you will see the Casella vineyard, named after its owners. It hasn’t been cultivated for a long time, but one can still imagine what this place was like; the vines in neat rows, the cabin with its press, oak barrels and donkeys to take the wine back to the village...
If you leave early in the morning, that part of the road is still in the shade, otherwise you will have to suffer the heat because the vegetation is not thick enough to protect you from the sun. Hydrate yourself well, it will be about 20 minutes before you arrive in the shade of the pines.
We may have been a little economical with the truth earlier; you're going back through the sewers again, but here the smell is less unpleasant.

U Padule: on this part of the town of Erbajolo, oaks are sparser and give way to tall pines, these are not the "Lariccio" pines of the forest of Vizzavona, and these are continental” pines and thanks to them the path is sheltered and you can take advantage of them to cool off The road on your left back to Casella arrives below the village. You can follow if you are in the mood.
The path meanwhile follows the road to the right. Follow the orange markings that lead off to the right of the road. This section of the path is in the shade; enjoy it!

On the way to Cherchiglioni climb under the pine trees along the trail. You walk along a low wall that delimits the field on your right, most property boundaries were, at the time, indicated by stone walls, or by streams or by trees.
The road turns right a little higher up, and then down again to take you to Cherchiglioni.

Cherchiglioni: you find yourself in an old garden. Its owner went down Erbajolo two to three times a week to take care of his plantations.
There is a fairly large pool that was used to water the vegetables, the terraces were all planted, and there were tomatoes, courgettes, potatoes, onions, leeks, all kinds of vegetables...
We then had to go back to the village. They did not take the same path as you, because they were not there to enjoy the scenic route. Theirs was more direct, but it was not too easy either.
During the Second World War, the villagers fed largely on Jerusalem artichokes. They are always cored, that's why you will not find them in the various gardens that you will meet on your way.
Stop for a moment to look at the “Pagliaghju”, the small house. You would be forgiven for wondering if it is the ivy that holds the house together or if it is the house that holds up the ivy. It is now abandoned and it is not uncommon to find yourself face to face with a huge pig when visiting it...

Onward to "a pedra a u moru" and head up above the house to get back to the path. After a few minutes’ walk you will come to a gate. Head through it, but don’t forget to close it behind you. Cross a fairly clean section of ground recently cleared by the shepherd so that his goats and sheep graze in peace.
On the other side of this course is a new gate with the same instructions as for the previous one.
You are just metres from the famous "pedra a u moru".

"A pedra a u moru": the inscription on the stone represents a cross surrounded by several points, it seems that around the year 1000, during a terrible battle at which the Corsicans emerged victorious, a great Barbarian warlord, a Moor, was beheaded, and his head was mounted on a spear and paraded as a trophy throughout Corsica. The headless body was buried, according to the legend, under the stone here. It would be easy to verify the accuracy of the story, to dig under the stone, but the problem is that over the centuries the stones have certainly, if only to get the track you'll be using to continue your journey through the territory of the town of Erbajolo.

The route back to the village: On the trail before leaving, take time to admire the surroundings. In front of you will see a cluster of homes the hollow of the hill: this is Corte. Looking to the left you will see the villages of Venaco: St Pierre, Riventosa, Poggio, then a little to the left, Vivario, and then you can see the Col de Vizzavona.
To go back to the village of Erbajolo, turn back to the pass and head along the track. To your right is the barn with its goats and sheep. You'll follow the trail for a few hundred meters, make sure you keep your head protected from the sun.
While going back to Erbajolo, you can enjoy the beautiful panorama that stretches before you. Depending on the time of year, the colour of the vegetation changes, sometimes greenish with red tints, sometimes rather brown
Each season is a new table. You can see snow on the highest peaks, sometimes even in summer.
Keep an eye out and you might see some wild pigeons, some blackbirds, some goats and a few cows...
Arrive at "Foce", this is where you leave the track to head to St Christophe, the chapel that is located above the village of Erbajolo.

Foce: the house that is to the right of the road was used a few years ago to store hay for a few cows grazing here. Here, long ago people threshed wheat, in Corsica this is called an "Aghja", a wheat area. Admittedly, most of the land on the top of the hills was sown with wheat. This is why the around the area there are a number of patches of wheat, most of the time in these places the wind blows fairly hard.

The end of the trail: The path then follows the ridge allowing you to discover the other side of the valley. There are the villages of Altiani Focicchia and the mountain above them called the “Monte Gaggio”. Along the bottom you can see the fields that border the Tavignano and around the bridge of Altiani. Behind you there are the villages of Rospigliani and Antisanti, the Antisanti television relay which serves a large part of the valley is on the last ridge to the left, facing south.
Erbajolo is not far away and to the left there is the communal cemetery; go through the big gate and you have arrived!
Note: there is still plenty to discover in our beautiful village.

 

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